37 % des chiens français reçoivent chaque jour des croquettes issues de la grande distribution. Ce chiffre, brut, raconte la réalité du marché : l’immense majorité des maîtres mise sur les rayons de supermarchés pour nourrir leur animal. Mais derrière cette facilité d’accès, se pose une question que beaucoup évitent : que valent vraiment ces marques ?
Les recettes premium affichent parfois plus de 35 % de protéines, mais cette surenchère ne profite pas systématiquement à tous les chiens ou chats. Certains distributeurs n’hésitent pas à recommander des dosages différents de ceux annoncés sur les paquets. Quant à la réglementation européenne, elle permet encore l’ajout d’additifs sujets à débat, y compris dans des croquettes qui revendiquent une composition “naturelle”.
Peu de personnes savent à quel point la composition varie d’une gamme à l’autre au sein d’une même enseigne. Les vétérinaires eux-mêmes s’affrontent sur la question des céréales dans l’alimentation quotidienne de nos compagnons. Pour comparer les offres, il faut savoir aller au-delà des slogans marketing et s’attarder, à chaque étape, sur ce qui compte : les besoins nutritionnels concrets des animaux.
Ultima face aux attentes des propriétaires d’animaux en 2025 : que faut-il vraiment savoir ?
La marque Ultima, propriété du groupe Affinity Petcare, s’est imposée dans presque toutes les grandes surfaces en France. Les sachets colorés sont omniprésents, mais cette accessibilité cache des questions sur le véritable rapport qualité-prix. Fabriquées à La Chapelle-Vendômoise, dans le Loir-et-Cher, les croquettes Ultima jouent la carte du local, un argument régulièrement mis en avant. Mais les attentes des maîtres ont évolué : aujourd’hui, la clarté sur la recette et la garantie d’une valeur nutritionnelle adaptée sont devenues centrales.
Ultima couvre l’ensemble des profils : du chiot au senior, du chat adulte au stérilisé. La diversité des choix saute aux yeux, mais la composition suscite le débat. Blé, maïs, riz et sous-produits animaux sont encore largement présents, ce qui ne rassure pas les connaisseurs. Les protéines animales, souvent issues de morceaux secondaires comme les os ou la peau, s’accompagnent d’un taux de glucides élevé. Chez les chats stérilisés, ce déséquilibre peut vite tourner au surpoids, les fibres manquent parfois à l’appel.
La gamme Nature No Grain, l’offre “sans céréales” d’Ultima, se distingue par une part plus importante de protéines animales et la suppression des céréales, mais elle reste vendue en supermarché et coûte plus cher. Les vétérinaires rappellent que respecter les normes FACCO, FEDIAF ou AAFCO ne garantit pas toujours une alimentation parfaitement adaptée. Ce que recherchent les propriétaires en 2025 : des étiquettes compréhensibles, une traçabilité réelle, et une réponse adaptée à chaque animal.
Décryptage de la composition : ingrédients, qualité nutritionnelle et spécificités des croquettes Ultima
Les croquettes Ultima, pour chats ou chiens, affichent une liste d’ingrédients dominée par les sous-produits animaux et les céréales comme le blé, le maïs ou le riz. Même si la marque met en avant des protéines animales, leur provenance reste à nuancer : il s’agit souvent d’éléments peu qualitatifs comme des os ou de la peau. Pour les chats, l’apport en glucides élevé pose problème, particulièrement pour les animaux stérilisés ou sédentaires, chez qui le risque de prise de poids augmente.
La diversité des lignes permet de couvrir de multiples profils : chiots, adultes, seniors, animaux stérilisés. Ultima commercialise également une gamme Nature No Grain, sans céréales et avec une proportion plus importante de protéines animales pour répondre à la demande de recettes plus proches du régime carnivore. Le prix augmente en conséquence. Le taux de fibres, quant à lui, reste souvent en deçà de ce qui favoriserait la satiété des chats stérilisés ou âgés.
Ultima ajoute aussi des minéraux comme le calcium et le phosphore, des acides gras essentiels (oméga-3 et oméga-6), de la taurine, ainsi que des additifs pour la conservation. Les vétérinaires rappellent que l’équilibre entre calcium et phosphore est à surveiller, tout comme le rapport protido-phosphorique, un indicateur clé pour protéger la fonction rénale, surtout chez le chat. Les colorants et additifs restent limités, mais la recette globale s’inscrit dans la moyenne de ce qu’on trouve en grande distribution.
Ultima vaut-elle le détour ? Analyse objective des avis, avantages et limites
L’atout d’Ultima, c’est son prix accessible. Propriété d’Affinity Petcare, la marque occupe une place de choix dans les rayons et séduit par la diversité de ses recettes et la fabrication française. Beaucoup de propriétaires apprécient cette accessibilité et considèrent que le rapport qualité-prix est au rendez-vous pour ceux qui recherchent une solution économique.
Cependant, la question de la qualité des protéines, souvent issues de sous-produits animaux, reste épineuse pour de nombreux vétérinaires. Le taux élevé de glucides et la quantité parfois limitée de fibres amènent à s’interroger, surtout pour les chats stérilisés ou peu actifs. Plusieurs professionnels mettent en garde contre le risque de surpoids ou de déséquilibre, et conseillent de privilégier, si possible, des croquettes premium mieux adaptées à la physiologie des animaux.
Avantages
Voici ce qui ressort le plus souvent parmi les points forts d’Ultima :
- Prix compétitif en grande distribution
- Respect des normes FACCO, FEDIAF, AAFCO
- Fabrication française
Limites
Certains aspects restent en retrait, selon les spécialistes :
- Présence d’allergènes, d’additifs et de colorants
- Absence de centres de recherche ou de tests cliniques
- Moins bien noté que les marques vétérinaires ou ultra premium (Caats, Ziggy, Virbac, Ultra Premium Direct, Hill’s)
Les retours des consommateurs restent partagés : la praticité séduit, mais la composition, jugée trop industrielle par certains, fait débat. Les experts, de leur côté, plébiscitent des croquettes plus exigeantes sur la qualité des ingrédients et une formulation mieux adaptée aux besoins spécifiques de chaque animal.
Quelles alternatives pour bien nourrir son chien ou son chat cette année ? Nos recommandations
Le marché français des croquettes pour chiens et chats a explosé ces dernières années. Pour ceux qui souhaitent viser plus haut, le choix se porte de plus en plus sur des recettes exigeantes quant à la qualité des protéines et à la maîtrise du taux de glucides. Les vétérinaires citent régulièrement Caats, Ziggy, Virbac ou Ultra Premium Direct pour leur transparence et leur équilibre nutritionnel.
Franklin tire son épingle du jeu, notamment grâce à ses recettes au poulet où le taux de protéines animales est élevé et la sélection des ingrédients rigoureuse. Royal Canin et Hill’s gardent leur place dans les cliniques vétérinaires, leur stabilité et leur suivi scientifique font la différence. Les plus exigeants peuvent se tourner vers les formules récentes de Lapsa Lab, Elmut ou Petty Well, qui jouent la carte du naturel, de la fraîcheur et parfois de la livraison à domicile.
- Ziggy : une formulation pensée pour répondre aux besoins nutritionnels réels du chat, avec un taux de glucides maîtrisé.
- Ultra Premium Direct : l’équilibre entre coût et qualité, des protéines clairement identifiées pour rassurer les propriétaires.
- Virbac : conseillé pour les animaux sensibles ou sujets aux allergies, avec des recettes adaptées.
Privilégiez toujours la clarté sur la composition, un taux de protéines animales élevé, et l’absence d’additifs artificiels. Les solutions sur-mesure, comme celles proposées par Dog Chef ou Elmut, conviennent particulièrement aux animaux au profil atypique ou au palais difficile. Le choix raisonné, appuyé par l’avis de votre vétérinaire, reste la meilleure voie pour nourrir son compagnon sans compromis.
Au final, entre rayons de supermarché et nouvelles marques exigeantes, la question demeure : que voulez-vous vraiment offrir à votre animal, chaque jour ? La réponse se joue désormais à chaque repas, bien au-delà des promesses sur l’emballage.


